Bienvenue à l'église réformée du Bouclier
Les activités de la paroisse protestante du Bouclier se conjuguent en quatre directions :
Théologique : il s’agit de penser, critiquer et croire en toute liberté, posant la primauté de la foi sur les doctrines et la vocation de l’être humain à la liberté. En tant que Protestants, nous nous inscrivons dans une filiation et une Histoire faites de critique et de convictions, de résistance et de responsabilités, de protestation et d’engagements.
Éducative : on grandit toujours et à tout âge. Le Bouclier propose un accompagnement par des adultes et des animateurs formés. Il s’agira d’aider le jeune à donner un sens (signification et orientation) à sa vie, à poser ses questions, à partager ses doutes et ses convictions, à se construire en s’ouvrant au monde, aux autres et à Dieu.
Conviviale : on aime se rencontrer et vivre ensemble des temps essentiels : repas, randonnées, danse, chants, lecture, cinéma… À partir de ces rencontres, il s’agit bien de tisser des liens, de nourrir l’amitié, de découvrir de nouvelles personnes, d’être en communion de corps et d’esprit !
Musicale : depuis les plus jeunes jusqu’aux plus âgés, avec les grandes orgues, le djembé, la guitare, la flûte ou le chant a capella. Communion, harmonie, créativité, attention aux autres, ouverture à la mélodie de la vie…et plaisir !
Prochains événements
Conférence à deux voix, avec Jean-Michel Douiller et Hector Sabo
Rencontre des Causeries du jeudi
Culte au temple et en visioconférence Zoom
Culte au temple et en visioconférence Zoom
Culte des tout petits 2025/2026
Goûter la Bible
Culte au temple et en visioconférence Zoom
Concert de l’AMIA – Symphonies et Concertos au salon
Théo Café
Culte au temple et en visioconférence Zoom
Édito
Demain Mercredi des Cendres marquera le commencement du Carême, ce temps liturgique d’une durée de quarante jours au cours duquel les protestants sont rattrapés par leur culture catholique en se demandant ce qu’ils pourraient faire, et les catholiques par l’influence protestante, en se demandant ce qui est vraiment légitime.
Le réformateur Jean Calvin a largement traité cette question dans l’Institution de la religion chrétienne, reprenant patiemment les éléments bibliques selon le principe de la Réforme sola scriptura afin de d’identifier à la fois les superstitions et les malentendus théologiques entérinés par une tradition longtemps complaisante vis-à-vis de pratiques discutables.
Dans une relecture synoptique étonnamment moderne des ministères de Moïse et de Jésus, révélant au passage l’un des projets du rédacteur de l’Évangile selon Matthieu, Calvin écrit : « Car comme Moïse avait miraculeusement jeûné quarante jours et quarante nuits, (…) c’était bien raison qu’il y eût un même miracle fait en Jésus-Christ pour qu’il ne semblât point que l’Évangile fût moindre que la Loi ».
C’était donc ça ! Il fallait faire de Jésus le nouveau Moïse pour le rendre légitime aux yeux de certains.
Mais il ajoute, lapidaire : « Or il est certain que Jésus-Christ n’a point jeûné pour donner exemple aux autres, afin qu’on le suivit (…) car Jésus-Christ n’a point jeûné plusieurs fois, comme il fallait qu’il le fît s’il eût voulu constituer une loi de jeûne annuel, mais une fois seulement » (IRC, livre IV, chap. XII, p. 233).
Dans la lignée des prophètes, comme par exemple Joël qu’il cite à plusieurs reprises, le jeûne en théologie chrétienne est avant tout, ou devrait être « affection intérieure du cœur ».
C’est ainsi que j’ai lu avec reconnaissance ces quelques lignes sous la plume de l’actuel Pape Léon XIV qui préconise avec sagesse : « Je voudrais donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les moyens de communication, dans les communautés chrétiennes. »
En écho à la conclusion de la prédication donnée dimanche dernier par Jean-Gustave Hentz, les paroles que Jésus adresse à des pharisiens exaspérés nous reviennent ainsi à l’esprit : « Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche d’une personne qui la rend impure. Mais ce qui sort de sa bouche, voilà ce qui la rend impure » (Mt 15, 11).
Pasteur Fabian Clavairoly





