Vivre le temps liturgique en étant réformé

L’année liturgique se termine ce dimanche, avant de se déployer à nouveau avec le premier dimanche de l’Avent qui sera l’occasion au début du mois de décembre de nous pencher sur le sens de l’attente messianique.

Longtemps parent pauvre de la théologie réformée, la liturgie – et notamment l’année liturgique -, sont des réalités bien plus tangibles chez nos frères luthériens, et a fortiori chez les catholiques ou encore les orthodoxes qui célèbrent quant à eux la « Divine Liturgie ».

Mais même si nous ne l’évoquons que rarement, cette année liturgique rythme bel et bien non seulement nos offices et les fêtes religieuses mais aussi notre manière de vivre notre foi.

Elle propose en effet aux chrétiens de toutes confessions de vivre dans leur vie de pratique spirituelle l’histoire du salut racontée dans l’Évangile, en y intégrant des composantes particulières y compris sensorielles, dans la double acception du mot sens : donner du sens et convoquer les sens.

La structure fondamentale de l’année liturgique est construite autour de la fête de la Résurrection du Christ et fondement de notre foi : Pâques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle reprend alors les principaux événements de la vie du Christ :

  • L’Avent (violet) qui précède le temps de Noël : sa naissance, son épiphanie et son baptême.
  • Le Carême (violet) qui prépare Pâques : sa mort et sa résurrection
  • Le temps pascal (blanc) : de Pâques à l’Ascension puis la Pentecôte, don de l’Esprit (rouge).
  • Le temps dit ordinaire ou temps de l’Église en deux périodes (vert) se trouve
    d’une part après le temps de Noël jusqu’au Carême, et d’autre part après le temps pascal jusqu’à la fin de l’année liturgique.

Notez que ces deux périodes varient chaque année, en fonction de la date de Pâques (qui comme vous le savez, est célébrée depuis le Concile de Nicée en 325 le dimanche qui suit le quatorzième jour de la Lune qui atteint cet âge au 21 mars ou immédiatement après).

Si j’aime à rappeler que la liturgie réformée est belle et cohérente et qu’il est bon d’en comprendre l’ordre pour la vivre pleinement, il en est de même pour l’année liturgique que nous pourrions aisément investir davantage au Bouclier, notamment visuellement. Qu’en pensez vous ?

Je me réjouis de rentrer bientôt dans le temps de l’Avent, synonyme pour moi à la fois d’évocation de souvenirs et de promesses à venir.

Pasteur Fabian Clavairoly

 

A noter

  • Dimanche à 10h30 : culte avec Sainte-Cène
  • 19h00-20h30 : Partage biblique sur le prophète Ésaïe, rdv au Bouclier salle Calvin autour d’un apéritif
  • Mercredi 27 à 19h00 : Groupe 20-30
  • Jeudi 5 décembre 15h visite à la BNUS des réserves précieuses et des magasins , inscription obligatoire  auprès d’Evelyne Will-Muller avant le 25.11 evelyne.will-muller@wanadoo.fr, 06.22.11.24.10
  • L’Amitié judéo-chrétienne de Strasbourg organise un repas chabbatique le samedi 7 décembre. Inscription obligatoire, renseignements auprès d’Evelyne Will-Muller
  • Dimanche 8 décembre à 9h00 : Théo café : « Pourquoi lire le Nouveau Testament » par le professeur Christian Grappe

 

 

 

 

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Édito

Hommage à Madeleine Junod

 

La disparition de Madeleine Junod, survenue subitement dans sa 95ème année des suites d’un arrêt cardio-respiratoire dans la nuit du 8 au 9 janvier, chez elle, aux Jardins d’Alsace, nous a tous profondément affectés. Avec elle, la paroisse du Bouclier perd bien plus qu’un de ses membres les plus anciens : elle perd une figure familière et profondément aimée, un pilier discret mais solide de sa vie communautaire.

Née à Strasbourg, Madeleine Junod a grandi à Lyon dans une famille alsacienne, et y a rencontré son mari, François Junod, médecin homéopathe, avec qui elle s’est installée à Strasbourg, au quai Saint-Thomas, où ils ont élevé leurs trois enfants.

Très tôt engagée dans la paroisse, elle y a servi fidèlement, notamment comme conseillère presbytérale dans les années 1980, mettant son sens du discernement et son attachement à l’Église au service de tous.

Au décès de son mari, elle avait trouvé aux Jardins d’Alsace un home dans lequel elle se sentait bien, et où elle avait rejoint son frère Georges Lehrmann.
Personnalité réservée, Madeleine ne cherchait jamais à se mettre en avant. Et pourtant, elle rayonnait. Par son empathie, par un humour paisible et fin, par une attention constante aux autres. Elle savait écouter, conseiller sans imposer, forte d’une vie marquée par des épreuves qu’elle avait traversées avec courage et lucidité. Elle avait des convictions solides et savait les exprimer simplement. Lorsqu’elle avait pris une décision, elle ne la regrettait jamais.

Se contentant de peu, gardant une profonde confiance et un optimisme tenace, Madeleine puisait sa joie dans l’essentiel. Elle se savait accompagnée. Éloignée géographiquement de ses enfants, son bonheur était, coûte que coûte, de participer au culte — au temple ou dans sa résidence — de rester pleinement liée à la vie de la paroisse, de recevoir des amis chez elle. Peu à peu, une véritable complicité s’était nouée entre elle et nombre d’entre nous, toutes générations confondues. Elle me disait par exemple s’étonner qu’autant de personnes ressentent le besoin de l’appeler par son prénom, ne pouvant que constater, avec néanmoins un certain plaisir, le sentiment de proximité qui naissait chez celles et ceux qui la fréquentaient. Le Bouclier était devenu sa famille.

Madeleine nous manquera longtemps. Sa présence humble, fidèle et fraternelle demeure inscrite dans la mémoire collective de notre communauté, comme un témoignage lumineux de ce que signifie vivre l’Évangile, simplement et jusqu’au bout.

Un culte d’action de grâce aura lieu à l’Église du Bouclier
le vendredi 10 avril à 14h30.

Dans l’espérance imprenable de la résurrection,

Pasteur Fabian Clavairoly

Welcome

Le Bouclier wishes to be, above all, a lively Reformed parish. As heir to the first Reformed community founded by Jean Calvin, « Le Bouclier » (The Shield, named after the name of the street) is made up of 1,200 members and accompanied by two pastors.

« Le Bouclier » seeks to offer sharing and communion in an open-minded way so that parishioners and their friends may live through their spiritual questions together in the light of the Gospel. Today, all age groups are equally represented with, as a consequence, very active young people.

We offer a church service every Sunday which is sometimes followed by lunch. There are activities for all ranging from a group of young parents, a choir, « les doigts agiles » (nimble fingers), « les causeries du jeudi » (Thursday afternoon chats), evening meals, Bible studies, adult catechism and long walks which take place at different periods of the year.

Willkommen

Herzlich willkommen. Die evangelische reformierte Gemeinde « Le Bouclier » ist die Erbin der ersten Gemeinde, die in Strasbourg von Jean Calvin gegründet wurde.

Alle Altersgruppen haben ihren Platz und ein Schwerpunkt liegt auf der Jugendarbeit: vom Krabbelgottesdienst, über den Kindergottesdienst und Konfirmandenunterricht, bis zur Jugendarbeit, mehreren Freizeiten, und internationalen Workcamps. Andere Aktivitäten der Gemeinde sind der Chor, der Gospelchor, der Frauen-Handarbeitskreis, das Treffen der Senioren, die « Essen zu Hause mit je 8 Personen », die Wandergruppe, Bibelkreise, Erwachsenenkatechismus…

Die musikalischen Aktivitäten, herkommend von der reformierten Psalmtradition, und heute mit den Chören, der neuen « von JS Bach erträumten » Orgel, und vielen Konzerten, Kantatengottesdiensten, ist ein anderer Schwerpunkt der Kirchengemeinde.

Nach dem Sonntagsgottesdienst (um 10h30) findet einmal im Monat ein gemeinsames Essen statt.

Die Gemeinde besteht heute aus 1200 Gemeindemitgliedern mit zwei Pfarrstellen . »Le Bouclier » bietet den Gemeindemitgliedern und ihren Freunden einen Ort, an dem sie sich begegnen können und an dem sie ihre Fragen und Beschäftigungen hinsichtlicht ihres Glaubens teilen und leben können.